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Festival de littérature jeunesse de Vevey, 14-15 juin 2025

j’ai le grand plaisir d’avoir été invitée à participer au Festival de littérature jeunesse de Vevey, en Suisse, du 12 au 15 juin 2025. Deux jours de rencontres scolaires, et deux jours de salons ouverts à toutes et tous.
Lors de ces deux jours de salon, j’aurai également le plaisir de proposer des “rencontres-lectures” autour de mes romans “Têtes hautes” et “Les vraies richesses” (gratuites, sur inscription).
Alors…
Ami.e.s suisses et proches… Venez !!
(affiche signée Emmanuelle Houdart)

Le 4e festival de littérature jeunesse prendra à nouveau ses quartiers à Vevey, les 14 et 15 juin 2025 de 10h à 18h pour 2 journées de rencontres, d’animations et d’activités dans les lieux atypiques suivants:

  • Théâtre de l’Oriental, comme lieu principal
  • D’autres lieux extraordinaires de Vevey
  • Une dizaine d’auteurs et autrices
  • Des maisons d’éditions suisses
  • 2 partenaires libraires locaux
  • Des fournisseurs locaux
  • Plein d’activités et animations pour les enfants, leurs parents et les professionnels du secteur : ateliers d’écriture, conférences, lectures, rencontres, et tout ce qui pourra mettre le livre et ses lecteur.rice.s à l’honneur.
  • Des rencontres avec les auteur.rice.s dans les classes veveysannes et des alentours, les 12 et 13 juin 2025.

et le programme est là :
https://festival-litterature-jeunesse.ch/wp-content/uploads/2025/05/FLJV-progr-2025-A6-5volets.pdf

Retour du salon de Montreuil, décembre 2014

Un texte que j’ai écrit pour un forum de discussion sur internet, à propos du salon du livre de Montreuil, et que j’ai finalement envie de partager sur ce blog.montreuilMontreuil ? J’y vais tous les ans. Mais je ne regarde pas beaucoup les livres. Il y en a trop. Ça me file le bourdon. Trop de gens qui écrivent bien, qui dessinent bien, trop bien… et moi là-dedans ? L’envie de plier boutique, reprendre mes bagages, aller voir ailleurs si je pourrais y être.

Alors, Montreuil, j’y vais surtout pour les humains. Ceux qui bougent derrière les livres. Ceux qui s’interpellent, se retrouvent, se parlent parfois pour la première fois. J’y vais pour ceux et celles que j’aime et dont j’aime le travail. Pour le plaisir d’un sourire esquissé, vite, vite, entre deux allées surchauffées. Savoir qu’ils et elles existent, travaillent, hésitent, doutent, publient ou ne publient pas, sont dans le creux ou le haut de la vague. Savoir qu’ils et elles sont là, comme moi, à trouver qu’il fait toujours trop chaud en haut et trop froid en bas. Qu’il manque tel éditeur, ou que tel autre prend trop de place, qu’il y a trop la queue chez l’un et pas assez chez l’autre. Et toujours ce manque de place pour se poser dans un coin, autrement que par terre, pour se parler tranquille.

Montreuil, pour moi, c’est le plaisir de revoir ceux et celles qui m’ont invitée sur un salon, ceux et celles qui rêvent de le faire, ces projets qui s’ourlent en douce, en quelques mots.

Les rencontres furtives avec ces lecteurs et lectrices dont on aime l’étincelle de bonheur dans les yeux. Ceux qui vous disent l’émotion, la force de votre travail…

Ce sont aussi ces réunions étranges avec les éditeurs, où l’on a l’impression de travailler sérieusement au beau milieu d’un champ de foire. Ou ces intervalles gourmands, apéro impromptu d’un bon vin partagé autour d’une brioche salée sur le stand de La Charte.
Mettre enfin des visages sur des noms.

Et quand c’est fini, j’en reviens un peu triste, parce que j’ai encore loupé Marion Brunet cette année, que je n’ai pas fait la bise à Arno Célérier, que Lucette Savier, des éditions Albin Michel, m’a sans doute aperçue mais que je n’ai pas réussi à la voir sur son stand.

Les jours qui suivent Montreuil, je me sens abasourdie, fatiguée, enrhumée.
Avec, au fond, l’envie démesurée de me remettre au travail très vite, de retrouver le roman en cours d’écriture que j’ai délaissé le temps du salon, dans une espèce d’énergie décuplée, fragile et forte à la fois.
Voilà, Montreuil, pour moi, c’est tout ça, et pleins d’autres choses encore…

(et la photo, signée G.A. est un petit clin d’oeil à mes voisins de signature, sur le stand des éditions Actes Sud, pour la collection d’Une seule voix).